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Pourquoi parlons nous de “machine To machine” ?

Le terme “machine To machine” est utilisé pour décrire des communications entre deux machines sans intervention humaine. Une communication entre deux personnes, correspond à une communication de “personne à personne” et un appel d’une personne vers un serveur vocal est une communication  de “personne à machine”.
L?enjeu de cette technologie  est d?optimiser l?utilisation des équipements distants, par exemple en améliorant le temps de réponse à un incident, en permettant à un responsable de réagir aux événements en offrant une vision détaillée et précise de ce qui se passe à distance.

Les Avantages de cette technologie  sont nombreux, citons notamment :

* Les gains de productivité
En permettant une communication temps réel avec les équipements distants, qu?ils s?agissent de machines ou de véhicules, une solution M2M permet des gains de productivité par la réduction des interventions nécessaires sur le terrain, l?optimisation des ressources et  la capacité à agir en temps réel sur les machines et les équipements.

* Le meilleur contrôle des équipements distants
Cette technologie  permet de prendre le contrôle des équipements à distance : diagnostiquer une panne, relever un niveau ou une information de positionnement, activer une procédure ou paramétrer le fonctionnement des machines. Cette prise de contrôle à distance permet de réduire les coûts d?intervention et la récupération des données.

* Le Reporting détaillé et en temps réel sur l?utilisation des machines
Une solution  M2M permet d?obtenir des informations détaillées en temps réel sur l?utilisation des équipements : statistiques d?utilisation,  données de consommation, de production, de qualité et remonter  les  alertes d?avarie et de non-conformité au règles établies.
L?accès à ces données peut être contrôlé selon le type d?utilisateurs (gestionnaire, propriétaire, fabricant ou utilisateur des équipements).

* La Possibilité de créer des services innovants
Une solution M2M permet aussi de générer de nouveaux services autour des équipements, comme l?assistance, la maintenance à distance, ou une nouvelle formule de paiement à l?utilisation réelle des équipements.

Pour les fabricants d?équipements, les gestionnaires de parcs et les opérateurs de services, le M2M offre une opportunité de mettre en ?uvre de nouveaux services communicants.
Les éléments d?une solution M2M

Une solution M2M est constituée d?au moins 4 éléments :

* L?équipement ou la machine à raccorder
* Le boîtier communicant
* Le réseau de communication
* Le système d’information de l’entreprise (ERP, système de gestion)

L?équipement ou la machine à raccorder peut être fixe ou mobile : il peut s?agir d?un véhicule, d?un distributeur automatique de boissons, d?un équipement industriel, d?une photocopieuse, etc.?

Le boîtier communicant collecte les données, réalise un traitement local et assure la connexion avec le réseau. Le boîtier communicant peut héberger des applications locales intelligentes.
Le réseau : filaire (réseau local type Ethernet, Internet, RTC etc…) ou mobile (GSM/GPRS/WLAN, etc.?), il assure la transmission des données collectées.
Grâce aux développements du haut débit sans fil (GPRS, Edge, 3G mais aussi WiFi), les connexions sans fil permettent aux constructeurs de proposer des réseaux partout, même sur des machines distantes où une connexion réseau filaire est impossible faute d’infrastructure. Exemple : équiper les imprimantes ou les machines de production en entreprise de boîtier M2M pour repérer les dysfonctionnements et effectuer les réparations nécessaires.

Enjeux pour la Tunisie

Saisir les opportunités qui nous sont offertes par les nouvelles technologies et particulièrement par les systèmes embarqués et les communications mobiles des machines  est un vrai défi pour la Tunisie : un défi pour l’emploi et  pour nos entreprises.

Préparer une stratégie de la Tunisie en matière de mobilité des systèmes embarqués,   c?est accepter de reconnaître l?existence d?un ensemble d?enjeux sur lesquels le régulateur en Télécoms, les institutions d?enseignement supérieur, de recherche et les industriels doivent clairement afficher leurs positions  et poser les problèmes à temps pour faire l?objet d?un réel engagement national et public et contribuer ainsi à rendre possible la réussite de ce secteur :
Si nous jugeons ces dispositions indispensables et urgentes, c?est parce que l?avenir de notre pays en dépend.

L?enjeu de cette technologie constitue une révolution pour la nouvelle économie.
Le marché potentiel du M2M se compte en milliards d?unités (machines et objets) pouvant devenir communicants. En 2004, le nombre de modules M2M était de 92 millions d’unités, toutes technologies  de réseaux confondues. Ce nombre devrait, selon l’Idate, atteindre 500 millions d?ici 2010. Ce marché mettra en ?uvre près de 2 milliards de machines et 100 milliards d?objets communicants, principalement des tags RFID.

Le secteur du Machine To Machine est promis à une croissance annuelle de 49%, selon le cabinet Idate.

Les segments les plus prometteurs concernent la gestion de la chaîne logistique industrielle ouverte, à travers notamment les solutions RFID,  les solutions de management de l?énergie et le contrôle non destructif des machines  en liaison avec les solutions de gestion des sites ou des bâtiments.

Des services innovants apparaissent aussi autour de certaines industries, comme  la distribution automatique, la gestion des équipements de production, de bureau et de  la maintenance préventive.

La miniaturisation des composants permet aux constructeurs de proposer désormais des systèmes embarquant un processeur, de la mémoire et une carte réseau.

Le logiciel  embarqué est le moteur de ces boîtiers, il s’impose pour rendre les équipements capables de répondre à des ordres distants. Car l’objectif clairement annoncé consiste à pouvoir administrer à distance ces équipements non communicants.

On  greffe à ces briques logicielles des solutions décisionnelles pour proposer des optimisations et un reporting automatisé auprès des décideurs. Autant de travail en relation avec le client qui pourrait bien créer un espace de développement  pour les sociétés, les  ingénieurs intégrateurs (permettant de créer des millions de postes pour les années à venir)
L?avènement de l?assistance en ligne pour les services banque-assurance, provider Internet et opérateur de Télécoms à  permis  la création de 20 000 call canter en France  pour un marché de 60 Millions de personnes. La Tunisie a pu attirer 0.3 % du marché Français
Avec un marché de  près de 2 milliards de machines et 100 milliards d?objets communicants  pour 2010 l?enjeu est très important pour notre pays ; Essentiellement parce que les pays du nord manque de ressource humaine.

La Tunisie pays géographiquement encré en Europe disposant d?infrastructures performantes et de ressources humaine qualifiée peut servir de base arrière pour répondre à ce marché.

La maturité de l’offre se concrétise aussi  au niveau des opérateurs Télécoms, par la proposition d?une tarification adaptée. Actuellement la tarification est  encore coûteuse pour une utilisation massive, les prix du M2M devraient toutefois  baisser si la démocratisation des solutions venait au rendez-vous.

Pour les opérateurs Télécoms  fixes ou mobiles, le M2M représente un nouveau marché, voir un nouveau métier.

Ce marché est donc attractif pour les opérateurs car il repose sur des solutions à longue durée, déployées pour un marché de masse (en millions de machines), Il permet par ailleurs de rentabiliser les réseaux déployés, en augmentant  le trafic sur réseaux 2G et 3G.

Ce marché est aussi attractif pour les Intégrateurs car les besoins sont illimités en terme d?applications de gestion et d?aide à la décision.

Il est  évident qu?au niveau de positionnement international dans ce domaine, nous ne pouvons pas dissocier l?avenir de la mobilité en Tunisie et la stratégie abordé par l?opérateur historique Tunisie Télécom en premier et Tunisiana, pour le développement d?un partenariat actif et étoffé avec les centres de recherche et les entreprises actives.

Les enjeux  stratégiques :

La capacité d?apporter une réponse aux besoins internationaux dans ce secteur,  conduit les opérateurs économiques dans ce secteur à rechercher et à construire des alliances de plus en plus étoffées avec d?autres partenaires industriels internationaux en recherche, développement et en commercialisation.

Au delà de ces alliances qui ont pour but d’offrir des services couvrant plusieurs  pays ou continents, un autre terrain de croissance consiste  à chercher à s’implanter dans les pays où les services de mobilité sont ouverts à la concurrence,
Compte tenu des sommes qui seront mis en jeu pour réaliser ces partenariats pour financer les futures installations dans le domaine de la mobilité, il est peu envisageable qu? petit opérateur isolé soit en mesure de les réaliser. Il est impensable que le mécanisme de l?aide de l’Etat pourrait y faire face. C’est sur les marchés financiers qu’il faudra être capable de mobiliser les sommes nécessaires.

Notre Marché est très restreint pour engager les investissements nécessaires pour un tel développement.

Notre capacité Industrielle n?est pas en mesure de concurrencer les pays Asiatiques dans la partie équipements (Hard).

En Tunisie, nous disposons d?une manne très importante en Ingénieurs formés par des grandes écoles et des chercheurs hors paire.

Choisir le positionnement clairvoyant de nos entreprises, est Primordial ; Il est donc évident de former des alliances et des partenariats avec les Asiatiques pour l?industrialisation, avec ceux des pays du nord pour la recherche et la commercialisation et enfin avec nos voisins des pays du golf pour le financement.

Pour cela, la Tunisie dispose des atouts qui devraient lui permettre de se positionner dans le peloton de tête : un réseau national de télécommunication efficace et totalement numérisé, des universités, des écoles, des centres de recherche très avancés et surtout des ressources humaines jeunes et qualifiés (ce qui manque aux pays du nord).

Notre stratégie doit être orienté vers une ingénierie de haute valeur ajoutée et non vers l?industrialisation de masse.

Notre système de formation doit continuer ses efforts,  les ingénieurs et les chercheurs seront eux les techniciens de demain. Toutes les perspectives touchant à l?enseignement, à la formation, à la  recherche fondamentale, à la recherche et le développement, à la politique industrielle, aux stratégies et accords internationaux, sont totalement liées.

La position de la Tunisie en matière de R&D est mondialement très appréciée ;
Doter le pays d?une infrastructure d?enseignement supérieur et recherche  de qualité et d?une infrastructure de base performante en Télécommunications est un avantage économique et stratégique, que l?on trouve, c?est le fruit d?une volonté  publique, constante à travers les changements politiques. Cette volonté s?est d?abord traduite par un effort très soutenu dans le domaine de l?enseignement et de la recherche et une politique de Télécommunication active menés par les instances successives de Tutelle en Télécommunications.

L?économie en Tunisie s?est toujours appuyée sur une volonté publique forte. Il ne faut pas rompre avec cette tradition. Il convient simplement que les services publics doivent soutenir le développement de ce secteur.

Il convient également de souligner que nous devons utiliser tous les moyens nécessaires pour inciter et attirer les grandes entreprises internationales, à installer leurs laboratoires de recherche et développement en Tunisie.

Seule l?aptitude de maîtriser l’ensemble de ces évolutions peut garantir l?avenir de ce secteur.
La Tunisie ne peut se permettre de manquer ce grand rendez-vous et doit faire le choix de s’y préparer dans les meilleures conditions.

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Pourquoi parlons nous de “machine To machine” ?

Le terme “machine To machine” est utilisé pour décrire des communications entre deux machines sans intervention humaine. Une communication entre deux personnes, correspond à une communication de “personne à personne” et un appel d’une personne vers un serveur vocal est une communication  de “personne à machine”.
L?enjeu de cette technologie  est d?optimiser l?utilisation des équipements distants, par exemple en améliorant le temps de réponse à un incident, en permettant à un responsable de réagir aux événements en offrant une vision détaillée et précise de ce qui se passe à distance.

Les Avantages de cette technologie  sont nombreux, citons notamment :

* Les gains de productivité
En permettant une communication temps réel avec les équipements distants, qu?ils s?agissent de machines ou de véhicules, une solution M2M permet des gains de productivité par la réduction des interventions nécessaires sur le terrain, l?optimisation des ressources et  la capacité à agir en temps réel sur les machines et les équipements.

* Le meilleur contrôle des équipements distants
Cette technologie  permet de prendre le contrôle des équipements à distance : diagnostiquer une panne, relever un niveau ou une information de positionnement, activer une procédure ou paramétrer le fonctionnement des machines. Cette prise de contrôle à distance permet de réduire les coûts d?intervention et la récupération des données.

* Le Reporting détaillé et en temps réel sur l?utilisation des machines
Une solution  M2M permet d?obtenir des informations détaillées en temps réel sur l?utilisation des équipements : statistiques d?utilisation,  données de consommation, de production, de qualité et remonter  les  alertes d?avarie et de non-conformité au règles établies.
L?accès à ces données peut être contrôlé selon le type d?utilisateurs (gestionnaire, propriétaire, fabricant ou utilisateur des équipements).

* La Possibilité de créer des services innovants
Une solution M2M permet aussi de générer de nouveaux services autour des équipements, comme l?assistance, la maintenance à distance, ou une nouvelle formule de paiement à l?utilisation réelle des équipements.

Pour les fabricants d?équipements, les gestionnaires de parcs et les opérateurs de services, le M2M offre une opportunité de mettre en ?uvre de nouveaux services communicants.
Les éléments d?une solution M2M

Une solution M2M est constituée d?au moins 4 éléments :

* L?équipement ou la machine à raccorder
* Le boîtier communicant
* Le réseau de communication
* Le système d’information de l’entreprise (ERP, système de gestion)

L?équipement ou la machine à raccorder peut être fixe ou mobile : il peut s?agir d?un véhicule, d?un distributeur automatique de boissons, d?un équipement industriel, d?une photocopieuse, etc.?

Le boîtier communicant collecte les données, réalise un traitement local et assure la connexion avec le réseau. Le boîtier communicant peut héberger des applications locales intelligentes.
Le réseau : filaire (réseau local type Ethernet, Internet, RTC etc…) ou mobile (GSM/GPRS/WLAN, etc.?), il assure la transmission des données collectées.
Grâce aux développements du haut débit sans fil (GPRS, Edge, 3G mais aussi WiFi), les connexions sans fil permettent aux constructeurs de proposer des réseaux partout, même sur des machines distantes où une connexion réseau filaire est impossible faute d’infrastructure. Exemple : équiper les imprimantes ou les machines de production en entreprise de boîtier M2M pour repérer les dysfonctionnements et effectuer les réparations nécessaires.

Enjeux pour la Tunisie

Saisir les opportunités qui nous sont offertes par les nouvelles technologies et particulièrement par les systèmes embarqués et les communications mobiles des machines  est un vrai défi pour la Tunisie : un défi pour l’emploi et  pour nos entreprises.

Préparer une stratégie de la Tunisie en matière de mobilité des systèmes embarqués,   c?est accepter de reconnaître l?existence d?un ensemble d?enjeux sur lesquels le régulateur en Télécoms, les institutions d?enseignement supérieur, de recherche et les industriels doivent clairement afficher leurs positions  et poser les problèmes à temps pour faire l?objet d?un réel engagement national et public et contribuer ainsi à rendre possible la réussite de ce secteur :
Si nous jugeons ces dispositions indispensables et urgentes, c?est parce que l?avenir de notre pays en dépend.

L?enjeu de cette technologie constitue une révolution pour la nouvelle économie.
Le marché potentiel du M2M se compte en milliards d?unités (machines et objets) pouvant devenir communicants. En 2004, le nombre de modules M2M était de 92 millions d’unités, toutes technologies  de réseaux confondues. Ce nombre devrait, selon l’Idate, atteindre 500 millions d?ici 2010. Ce marché mettra en ?uvre près de 2 milliards de machines et 100 milliards d?objets communicants, principalement des tags RFID.

Le secteur du Machine To Machine est promis à une croissance annuelle de 49%, selon le cabinet Idate.

Les segments les plus prometteurs concernent la gestion de la chaîne logistique industrielle ouverte, à travers notamment les solutions RFID,  les solutions de management de l?énergie et le contrôle non destructif des machines  en liaison avec les solutions de gestion des sites ou des bâtiments.

Des services innovants apparaissent aussi autour de certaines industries, comme  la distribution automatique, la gestion des équipements de production, de bureau et de  la maintenance préventive.

La miniaturisation des composants permet aux constructeurs de proposer désormais des systèmes embarquant un processeur, de la mémoire et une carte réseau.

Le logiciel  embarqué est le moteur de ces boîtiers, il s’impose pour rendre les équipements capables de répondre à des ordres distants. Car l’objectif clairement annoncé consiste à pouvoir administrer à distance ces équipements non communicants.

On  greffe à ces briques logicielles des solutions décisionnelles pour proposer des optimisations et un reporting automatisé auprès des décideurs. Autant de travail en relation avec le client qui pourrait bien créer un espace de développement  pour les sociétés, les  ingénieurs intégrateurs (permettant de créer des millions de postes pour les années à venir)
L?avènement de l?assistance en ligne pour les services banque-assurance, provider Internet et opérateur de Télécoms à  permis  la création de 20 000 call canter en France  pour un marché de 60 Millions de personnes. La Tunisie a pu attirer 0.3 % du marché Français
Avec un marché de  près de 2 milliards de machines et 100 milliards d?objets communicants  pour 2010 l?enjeu est très important pour notre pays ; Essentiellement parce que les pays du nord manque de ressource humaine.

La Tunisie pays géographiquement encré en Europe disposant d?infrastructures performantes et de ressources humaine qualifiée peut servir de base arrière pour répondre à ce marché.

La maturité de l’offre se concrétise aussi  au niveau des opérateurs Télécoms, par la proposition d?une tarification adaptée. Actuellement la tarification est  encore coûteuse pour une utilisation massive, les prix du M2M devraient toutefois  baisser si la démocratisation des solutions venait au rendez-vous.

Pour les opérateurs Télécoms  fixes ou mobiles, le M2M représente un nouveau marché, voir un nouveau métier.

Ce marché est donc attractif pour les opérateurs car il repose sur des solutions à longue durée, déployées pour un marché de masse (en millions de machines), Il permet par ailleurs de rentabiliser les réseaux déployés, en augmentant  le trafic sur réseaux 2G et 3G.

Ce marché est aussi attractif pour les Intégrateurs car les besoins sont illimités en terme d?applications de gestion et d?aide à la décision.

Il est  évident qu?au niveau de positionnement international dans ce domaine, nous ne pouvons pas dissocier l?avenir de la mobilité en Tunisie et la stratégie abordé par l?opérateur historique Tunisie Télécom en premier et Tunisiana, pour le développement d?un partenariat actif et étoffé avec les centres de recherche et les entreprises actives.

Les enjeux  stratégiques :

La capacité d?apporter une réponse aux besoins internationaux dans ce secteur,  conduit les opérateurs économiques dans ce secteur à rechercher et à construire des alliances de plus en plus étoffées avec d?autres partenaires industriels internationaux en recherche, développement et en commercialisation.

Au delà de ces alliances qui ont pour but d’offrir des services couvrant plusieurs  pays ou continents, un autre terrain de croissance consiste  à chercher à s’implanter dans les pays où les services de mobilité sont ouverts à la concurrence,
Compte tenu des sommes qui seront mis en jeu pour réaliser ces partenariats pour financer les futures installations dans le domaine de la mobilité, il est peu envisageable qu? petit opérateur isolé soit en mesure de les réaliser. Il est impensable que le mécanisme de l?aide de l’Etat pourrait y faire face. C’est sur les marchés financiers qu’il faudra être capable de mobiliser les sommes nécessaires.

Notre Marché est très restreint pour engager les investissements nécessaires pour un tel développement.

Notre capacité Industrielle n?est pas en mesure de concurrencer les pays Asiatiques dans la partie équipements (Hard).

En Tunisie, nous disposons d?une manne très importante en Ingénieurs formés par des grandes écoles et des chercheurs hors paire.

Choisir le positionnement clairvoyant de nos entreprises, est Primordial ; Il est donc évident de former des alliances et des partenariats avec les Asiatiques pour l?industrialisation, avec ceux des pays du nord pour la recherche et la commercialisation et enfin avec nos voisins des pays du golf pour le financement.

Pour cela, la Tunisie dispose des atouts qui devraient lui permettre de se positionner dans le peloton de tête : un réseau national de télécommunication efficace et totalement numérisé, des universités, des écoles, des centres de recherche très avancés et surtout des ressources humaines jeunes et qualifiés (ce qui manque aux pays du nord).

Notre stratégie doit être orienté vers une ingénierie de haute valeur ajoutée et non vers l?industrialisation de masse.

Notre système de formation doit continuer ses efforts,  les ingénieurs et les chercheurs seront eux les techniciens de demain. Toutes les perspectives touchant à l?enseignement, à la formation, à la  recherche fondamentale, à la recherche et le développement, à la politique industrielle, aux stratégies et accords internationaux, sont totalement liées.

La position de la Tunisie en matière de R&D est mondialement très appréciée ;
Doter le pays d?une infrastructure d?enseignement supérieur et recherche  de qualité et d?une infrastructure de base performante en Télécommunications est un avantage économique et stratégique, que l?on trouve, c?est le fruit d?une volonté  publique, constante à travers les changements politiques. Cette volonté s?est d?abord traduite par un effort très soutenu dans le domaine de l?enseignement et de la recherche et une politique de Télécommunication active menés par les instances successives de Tutelle en Télécommunications.

L?économie en Tunisie s?est toujours appuyée sur une volonté publique forte. Il ne faut pas rompre avec cette tradition. Il convient simplement que les services publics doivent soutenir le développement de ce secteur.

Il convient également de souligner que nous devons utiliser tous les moyens nécessaires pour inciter et attirer les grandes entreprises internationales, à installer leurs laboratoires de recherche et développement en Tunisie.

Seule l?aptitude de maîtriser l’ensemble de ces évolutions peut garantir l?avenir de ce secteur.
La Tunisie ne peut se permettre de manquer ce grand rendez-vous et doit faire le choix de s’y préparer dans les meilleures conditions.

Nejib Belhabib
Expert, Consultant en Télécommunication
Président de SUPTECH, vice président de l’association ADRI
Membre fondateur de la Fédération Euro-méditerranéenne de l’enseignement et de la recherche

 

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